Emeutes : l’Italie, après la France
En Italie comme en France, des drapeaux palestiniens sont brandis pour manifester contre la vie chère et la situation économique.
N12, le site d’information de la chaîne israélienne 12, se préoccupe des émeutes italiennes, aussi violentes que celles qui ont secoué la France, et il établit un parallèle entre les deux pays.
« Les violences s’étendent également en Italie, pour le deuxième jour consécutif », relève-t-il, décrivant « une vague exceptionnelle d’émeutes violentes », née de manifestations « contre la vie chère et la situation économique ». Il rapporte que « de nombreux groupes de jeunes, souvent vêtus de noir, le visage dissimulé et brandissant des drapeaux palestiniens, ont lancé des pierres, des bouteilles, des pétards et des barrières métalliques sur les forces de l’ordre ».
A Milan, « la place du Duomo, l’un des lieux les plus célèbres et les plus touristiques d’Italie, est devenue le théâtre d’affrontements qui ont duré plusieurs heures ». Le site cite l’agence ANSA : « Plus de 200 personnes avaient été interpellées dimanche soir, dont environ 80 % de mineurs. » A Bologne, « 75 policiers et carabiniers ont été blessés ». Dans cette ville, affirme le média, « des groupes Telegram auraient été spécialement créés pour recruter des participants, notamment des jeunes venus d’autres villes ». L’article ajoute que « certains participants cherchaient à reproduire les émeutes survenues en France ».
Giorgia Meloni « a fermement condamné les violences », rapporte N12. Le maire de Milan, Giuseppe Sala, avait déclaré qu’il « comprenait les raisons » des manifestants. Elly Schlein, dirigeante du Parti démocrate, insiste : « Il faut distinguer les jeunes qui ont participé aux pillages et destructions, des milliers de citoyens qui ont manifesté pacifiquement contre la vie chère et contre des salaires qui ne leur permettent pas de vivre dignement. »
En France, le site relève que Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, « a présenté sa démission au président Emmanuel Macron, mais celui-ci l’a refusée ». Il estime que « l’Élysée a ainsi reconnu, de fait, que la réponse sécuritaire aux événements avait été défaillante ».
N12 présente Marine Le Pen comme celle « qui pourrait, selon tous les sondages, remporter l’élection présidentielle prévue dans environ six mois ». Il note qu’elle a affirmé « qu’il existe un lien politique entre La France insoumise, dirigée par Jean-Luc Mélenchon, lui-même candidat majeur à la présidentielle, et les groupes antifascistes Antifa ». En retour, Jean-Luc Mélenchon accuse le gouvernement « d’avoir laissé la situation dégénérer ». Le site rappelle qu’« au cours des dernières semaines, Mélenchon a encouragé les manifestations et appelé les citoyens à descendre dans la rue ».
Le média conclut sur une question : « Les autorités françaises sont-elles capables de faire face à un mouvement de contestation de grande ampleur, susceptible de se développer rapidement et sans direction centralisée ? »