Le 17 octobre français, une conséquence de la guerre contre l’Iran
Keyhan, la Pravda du régime, consacre un long article aux émeutes en France et aux manifestations anti-Trump, les présentant comme une conséquence de la guerre menée par ces deux pays contre la République islamique.Dans son style, toujours aussi agressif, il expose sa conclusion avant même de développer son argumentation : « Trump espérait pousser le peuple iranien […]
Keyhan, la Pravda du régime, consacre un long article aux émeutes en France et aux manifestations anti-Trump, les présentant comme une conséquence de la guerre menée par ces deux pays contre la République islamique.
Dans son style, toujours aussi agressif, il expose sa conclusion avant même de développer son argumentation : « Trump espérait pousser le peuple iranien à descendre dans la rue en utilisant la guerre, les sanctions, afin de renverser la République islamique. Mais les répercussions, essentiellement économiques, de cette guerre plongent les Etats-Unis et la France (aussi à l’origine de cette guerre) dans le chaos et l’anarchie. »
L’article cite ABC News et France 24 qui ont fait état de « milliers de personnes participant à des rassemblements anti-Trump, sous le slogan ‘Non au roi’, dans plusieurs autres villes américaines ». Il revient aussi sur le mouvement des lycéens, et constate l’extension des protestations « contre les inégalités » en France « mais aussi dans d’autres pays européens ennemis du régime ».
Kehyan ne mentionne pas les slogans pro-palestiniens des émeutes. En revanche, il en désigne les causes : « une inflation galopante et la politique de Macron ». Il insiste sur « l’impuissance de l’Etat à contenir la colère populaire malgré le déploiement massif des forces anti-émeutes et un dispositif de sécurité renforcé ». Mais il remarque un chaos politique et en donne pour preuve la colère du maire de Marseille qui a accusé Macron « d’avoir abandonné la ville à 8 000 manifestants furieux, en ne laissant qu’un seul escadron de police pour gérer la situation ».
Enfin, pour étoffer sa théorie du chaos chez ses ennemis, l’article dresse une liste foisonnante des destructions à Paris et insiste encore sur « l’effondrement des dispositifs de sécurité, des marques de grande consommation, des géants occidentaux et des symboles de l’impérialisme économique américain comme Apple, Sephora, Nike, McDonald’s et Carrefour sous l’effet de jeunes exaspérés par les discriminations structurelles et la stagnation des salaires face à l’inflation ».