Le 7-Octobre dans la presse arabe
Entre silence coupable et accusations contre Israël, la presse arabe n’est pas au diapason du 7-Octobre.
Le troisième anniversaire du 7-Octobre est diversement traité dans la presse arabe… voire passé sous silence.
Les médias islamo-nationalistes et propalestiniens y ont été de leurs articles où ils n’évoquent que ce qu’ils appellent « le génocide israélien », oubliant le 7-Octobre lui-même, le massacre de 1 200 civils israéliens et la capture de plusieurs centaines d’autres en otages.
Le quotidien islamo-nationaliste algérien Echorouk dénonce à sa Une « la poursuite du génocide à Gaza malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025. Israël a arrêté la guerre et a poursuivi les tueries ». Dans un autre article, il accuse Israël de « chercher à obtenir une trêve non contraignante » qui lui permet de poursuivre ses assassinats et le blocus de Gaza, tout en empêchant les Palestiniens de se défendre.
Le quotidien al-Quds al-Arabi publie également un éditorial, ce 7 octobre, sous le titre « Génocide à Gaza : trois ans de brutalité barbare ». Oubliant lui aussi la responsabilité du Hamas et des autres factions qui ont commis le carnage.
Le quotidien libanais Nidaa al-Watan relaie, non sans ironie, un communiqué publié par le Hezbollah pour commémorer le Déluge d’Al-Aqsa. Le Parti de Dieu estime que « le Déluge d’Al-Aqsa a montré la gloire du peuple palestinien et de sa résistance et a dévoilé la soumission et la trahison des autres (…). Trois ans de génocide, mais le Hamas n’est pas vaincu. Le 7-Octobre était un acte de résistance légitime, quoi que disent les autres, un acte qui a rectifié l’équilibre des forces et entraîné les peuples, les universités et les gouvernements, y compris en Europe, à dénoncer le génocide mené par Israël… ».
Le quotidien al-Akhbar (porte-parole du Hezbollah), a, quant à lui, titré : « Gaza trois ans après : le génocide silencieux ». Il a accusé « Israël de poursuivre le génocide et de menacer de reprendre une guerre totale pour peser sur les élections législatives ».
La presse du Golfe (Arabie, Koweit et Qatar, notamment), elle, n’a pas évoqué le 7-Octobre, consacrant ses éditions à l’évolution de la situation au Yémen.