Les assassinats politiques, seule carte du Hezbollah, pris en étau entre Israël et le Liban
Le Hezbollah est coincé entre la pression militaire israélienne et la pression politique et sécuritaire du gouvernement libanais. Son seul salut passe par une dangereuse fuite en avant.
Lara Yazbeck, du quotidien libanais souverainiste Nidaa Al-Watan, souligne que « le Hezbollah, soumis à de multiples pressions, menace l’Etat libanais ». Expliquant : « Ses dirigeants demandent aux autorités de restituer les explosifs saisis récemment, et d’abandonner les poursuites judiciaires à l’encontre des responsables de ce trafic. Sinon, ce sera l’explosion de la colère. »
Yazbeck dresse un parallèle entre la situation actuelle et celle qui précédait le coup de force du Hezbollah de mai 2008. Et prévient : « La seule carte qui reste dans le jeu du Hezbollah pour renverser la situation porte sur les assassinats politiques [NDLR : entre 2004 et 2022, il a assassiné plus de 130 personnalités politiques libanaises]. Certains de ses dirigeants ont déjà commencé à propager l’idée qu’Israël pourrait assassiner un opposant au Hezbollah pour déclencher une guerre civile. Exactement comme ils l’ont systématiquement fait depuis 2004. Ils attribuaient les assassinats à l’Etat hébreu tout en accusant les victimes d’être des collaborateurs d’Israël. »