Les explosifs du Hezbollah pulvérisent le gouvernement libanais
Même sans détonner, les explosifs du Hezbollah, saisis fortuitement par les forces de l’ordre, menacent le Liban. Le parti des Forces libanaises boycottent les séances du Conseil des ministres pour protester contre la lenteur avec laquelle le dossier est traité.
Selon le quotidien Asharq Al-Awsat, « l’affaire des explosifs du Hezbollah a plongé le gouvernement libanais dans la crise, les quatre ministres des Forces libanaises ayant décidé de boycotter les séances pour protester contre le refus de saisir la Cour de justice ».
Citant une source du parti des Forces libanaises (FL), Asharq Al-Awsat souligne que « le parti est décidé à durcir ses positions et à hausser le ton. Le boycott des sessions parlementaires aussi est sérieusement envisagé. (…) A ce stade, ce boycott n’entraînera pas de démission. (…) Mais le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre, Nawaf Salam, refusent même de débattre de cette question et de la proposer à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Ils sont soumis au diktat du Hezbollah, pourtant décrété illégal par le Conseil des ministres depuis son entrée en guerre de soutien à l’Iran, le 2 mars dernier ».