Pezeshkian : « Que les Américains expliquent pourquoi ils ont déclenché cette guerre »

Un leitmotiv revient dans les médias iraniens et dans les discours de ses dirigeants : « Nous ne craignons pas le martyr. »

Commenter
Écouter cet article
00:00 / 02:11

Mardi, le général Asim Munir, commandant en chef de l’armée pakistanaise, est arrivé en Iran pour une visite de deux jours, porteur d’une proposition des Etats-Unis visant au retrait de 400 kilos d’uranium enrichi stockés dans l’installation souterraine fortifiée du mont Kuh Kalang.

A l’issue de cette visite, le quotidien iranien pseudo-réformateur Shargh consacre un article à sa rencontre avec le président Pezeshkian… sans aucune mention de la proposition américaine, et en se limitant essentiellement aux propos du président iranien. Lequel a salué « les efforts, les démarches et les préoccupations de son interlocuteur et du gouvernement pakistanais pour apaiser les tensions et résoudre les problèmes par la voie diplomatique », rappelant que le régime a « a toujours été, et restera, ouvert au dialogue ».

Shargh insiste sur la véhémence avec laquelle Pezeshkian a mis en avant la mauvaise foi des Américains, évoquant des actes qu’il a qualifiés de « criminels » : « Sous le faux prétexte de l’existence d’une arme nucléaire, ils ont assassiné le dirigeant du pays, alors même que celui-ci avait constamment affirmé le caractère sacré (de l’interdiction) d’une telle arme. »

Et le chef de l’Etat de reprendre le leitmotiv du régime des mollahs : les Etats-Unis « menacent constamment notre pays pour terroriser notre population, mais notre nation ne craint pas le martyre. Vous, nos frères musulmans (du Pakistan), devez leur faire comprendre que ce n’est pas ainsi que l’on traite les musulmans… Ils n’atteindront certainement pas leurs objectifs par la guerre, ils ne feront qu’engendrer destruction et préjudices pour l’Iran et pour toute la région, ce que nous ne souhaitons pas ».

Il pose également les conditions de l’Iran pour une reprise du dialogue : « Notre nation n’a plus confiance en l’Amérique et pense que si nous négocions, les Etats-Unis nous attaqueront de nouveau. Les Américains doivent prouver à notre nation qu’ils ne veulent pas nous mentir cette fois-ci. Ils doivent d’abord démontrer leur volonté en cessant les menaces et les sanctions afin de rendre le dialogue possible. »

Connu pour ses improvisations et réflexions de comptoir, Pezeshkian a également posé une autre condition, exigeant que « les Américains expliquent pourquoi ils ont déclenché cette guerre qui les a plongés, eux et le monde entier, dans un tourbillon de problèmes et de difficultés. »

Lire l’article originalشرط پزشکیان برای مذاکره با آمریکا – Shargh, 21 octobre 2026Ouvrir la source
Commentaires
Commentaire
La lecture des commentaires est ouverte à tous. Connectez-vous pour publier un commentaire.
Se connecter pour commenter