TikTok et Waterstones retirent les livres d’un prédicateur britannique islamiste, Amazon, Kindle et eBay, non
Mizanur Rahman, condamné en 2016 pour ses appels au soutien à Etat islamique, publie huit livres sous le pseudonyme d’Abu Baraa. Entre autres, il recommande de fouetter qui commet la fornication, de tuer l’adultère et l’homosexuel.
« Un terroriste condamné a utilisé TikTok pour vendre et promouvoir des livres islamiques, notamment un ouvrage affirmant que les femmes doivent demander la permission à leur mari pour sortir de chez elles », rapporte le quotidien britannique The Times. Ces huit livres de Mizanur Rahman « dissuadent également les musulmans d’exercer des fonctions politiques électives et défendent des interprétations de la loi islamique prévoyant la mise à mort des homosexuels. Ils ont été retirés par Waterstones et TikTok, mais restent disponibles sur Amazon, Kindle et eBay ».
The Times rappelle que Rahman, prédicateur islamiste britannique de 43 ans, a été condamné en 2016 aux côtés d’Anjem Choudary, « qui a radicalisé des dizaines d’extrémistes, notamment les auteurs du meurtre du soldat Lee Rigby et le chef du groupe responsable de l’attentat du London Bridge en 2017 ».
Le quotidien relève que Rahman diffuse aussi des sermons en ligne « exhortant les musulmans britanniques à ne pas voter ». Il y dénonce le « génocide » commis, selon lui, par Israël à Gaza. Sa chaîne TikTok, Abu Baraa Official, « comptait plus de 4 000 abonnés avant d’être interdite lorsque The Times a contacté la plateforme ».
L’article cite deux passages de ses ouvrages. Dans What is Known from Islam by Necessity, Rahman écrit : « Le mari a le droit d’interdire à sa femme de sortir de chez elle et elle est tenue de lui obéir. » Dans un autre livre, il affirme : « L’islam prévoit des sanctions consistant à fouetter celui qui commet la fornication, à tuer l’adultère et l’homosexuel, et à punir celui qui accuse une personne d’adultère sans preuves. »
Le journal rapporte que Rahman, comptable de profession, avait été emprisonné une première fois en 2007 « pour incitation à la violence et sollicitation du meurtre de soldats occidentaux en Irak et en Afghanistan ».
Interrogée, l’enseigne Waterstones a déclaré : « De temps à autre, nous retirons des titres de la vente pour les examiner lorsque nous sommes informés de leur contenu. »