Tom Barrack relance en Syrie la question de la normalisation avec Israël
A quelques jours des législatives israéliennes, l’émissaire spécial américain en Syrie a rencontré le président syrien Ahmad al-Charaa. Une normalisation serait-elle un soutien crucial à Netanyahou ?
L’agence de presse officielle syrienne Sana affirme que « l’envoyé spécial du président des Etats-Unis pour la Syrie et l’Irak, Tom Barrack, a qualifié de fructueuse et constructive sa rencontre avec le président Ahmad al-Charaa et son ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, consacrée [aux] efforts conjoints pour faire progresser la stabilité régionale ».
« Tom Barrack relance l’idée d’une normalisation des relations entre la Syrie et Israël et appelle à un arrêt des incursions israéliennes en Syrie », analyse le quotidien libanais Annahar. Qui note que cet appel « intervient alors qu’Israël intensifie ses incursions dans le sud, échange des accusations avec la Turquie concernant son influence militaire, et que Netanyahou se prépare aux élections législatives ». Dans ce contexte, contenir l’escalade semble plus conforme aux objectifs de Barrack que de parvenir à un accord dont les termes restent controversés.
« Al-Charaa a conditionné cet accord de sécurité au retrait des forces israéliennes des zones où elles étaient entrées après la chute du régime de Bachar al-Assad, et au retour aux lignes de l’accord de désengagement de 1974 », souligne toutefois Annahar. C’est effectivement là que réside l’obstacle fondamental : dans quelle mesure Tel-Aviv est-il prêt à renoncer à la liberté d’action militaire qu’il a consolidée depuis la chute d’Assad ?