Le Koweït résiste aux infiltrations du Hezbollah
La justice koweitienne a condamné trois suspects à la peine capitale et huit autres à des peines d’emprisonnement. Ils sont accusés d’espionnage pour le compte de l’Iran et du Hezbollah et de complot visant le ministre de l’Intérieur.
Le quotidien libanais Nidaa al-Watan revient sur la condamnation récente, au Koweït, de trois personnes à la peine capitale et huit autres à des peines d’emprisonnement, tous accusés d’espionnage au profit de l’Iran et du Hezbollah, d’atteinte aux intérêts nationaux, de complot visant à assassiner le premier vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, et de tentative d’actes hostiles et d’utilisation d’explosifs. Le journal se réjouit de la fermeté de la justice et affirme que « la sécurité du Koweït ne peut pas tolérer des demi-mesures ».
Citant une source officielle koweitienne, le quotidien souligne que « la gravité de l’affaire réside dans le ciblage d’un responsable de la sécurité intérieure, ce qui constitue une menace pour le prestige de l’Etat et la confiance du public envers ses institutions ». Il rappelle que « le Koweït avait connu une série d’atteintes à sa sécurité dans les années 1980, comme le détournement de deux avions de Kuwait Airways, en 1984 et 1988, par des militants du Hezbollah, et une tentative d’assassinat de l’ancien émir, Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, le 25 mai 1985. En 2015, le pays avait démantelé une cellule terroriste liée au Hezbollah, dite cellule Abdali ».
Dressant un parallèle entre la fermeté du Koweït et le laxisme du Liban face à la même menace, il regrette que « cette affaire révèle une fois de plus l’ampleur du coût politique et sécuritaire que le Liban supporte en raison de l’instrumentalisation des affiliations régionales du Hezbollah à des fins qui dépassent les intérêts de l’Etat libanais ». Et de conclure : « Ni Téhéran ni ses milices affiliées n’ont le droit de remettre en cause la souveraineté du Koweït et des autres Etats de la région (…). La souveraineté est inaliénable et la sécurité des nations ne saurait être prise en otage par des projets d’influence ou les calculs de factions armées. »