Documents historiques· Israël-Palestine

1973

La conférence de paix de Genève

Fiche des archives de Proche-Orient Info

Après la guerre du Kippour, la résolution 338 du Conseil de Sécurité demande aux parties d'amorcer des négociations sous des « auspices appropriés ».

Israël, traumatisé par l'attitude des Nations unies pendant la Guerre d'Indépendance et la Guerre des Six Jours, connaissant l'équilibre des forces à l'ONU qui le place systématiquement face à une majorité hostile et automatique, récuse une conférence sous les auspices des seules Nations unies comme le demandent les pays arabes, et même une conférence à caractère international. De plus, le refus des pays arabes de le reconnaître et de négocier directement avec lui, le conforte. L'état juif demande des négociations directes, comme symbole de sa reconnaissance par ses ennemis.

Pour surmonter ces obstacles, les négociations diplomatiques avec les parties se concluent sur un compromis. La décision est prise de convoquer une conférence, à l'initiative des États-Unis et de l'Union soviétique, sous les auspices des Nations unies.

Les représentants des États-Unis et de l'Union soviétique écrivent au Secrétaire général des Nations unies pour l'informer de cette décision, pour lui demander d'envoyer les lettres de convocation à la Conférence, et de participer lui même ès qualité à sa phase d'ouverture.

Seuls les états belligérants auront un statut de membre de la Conférence tandis que les autres pays désireux d'y participer auront un statut d'observateur.

L'Égypte et la Jordanie participent à la conférence, mais la Syrie s'en abstient.

Dès la séance d'ouverture et les premiers contacts, il apparaît clairement que c'est un échec. Dès lors, le Secrétaire d'état américain Henry Kissinger entame la « diplomatie des petits pas », faisant la navette entre les capitales arabes et Israël pour tenter de rapprocher les positions.

La Conférence de Genève ne se réunira plus.

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