Documents historiques· Israël-Palestine

19 mars 1978

La résolution 425 du Conseil de Sécurité de l’ONU

Fiche des archives de Proche-Orient Info

Depuis la signature de l'accord d'armistice entre Israël et le Liban le 23 mars 1949, la frontière entre les deux pays est de loin celle qui reste la plus calme. Parce que la ligne d'armistice coïncide avec la frontière internationale. ( voir fiche armistice)

Cependant, en 1970, a lieu le « Septembre noir » qui va changer les choses.( voir OLP) Arafat et ses feddayins de l'OLP, installés en Jordanie, ont voulu renverser Hussein. Sur ordre du roi, l'armée massacre 10 à 15 000 « combattants » et chasse les forces armées palestiniennes. Arafat et ses troupes trouvent refuge au Liban. Ils y contrôlent en particulier la zone sud, limitrophe d'Israël, d'où ils lancent leurs attaques contre Israël. C'est le début des infiltrations de terroristes et des actions de commandos contre le villages israéliens et les bus d'écoliers et de civils en Galilée. La riposte israélienne ne se fait pas attendre. Tsahal multiplie les incursions à l'intérieur du territoire libanais.

En 1975, la guerre civile qui éclate au Liban et l'intervention syrienne qui s'en suit finissent par laminer toute autorité nationale et transforment le pays tout entier en une base terroriste palestinienne, sans que les responsables libanais puissent ou veuillent l'empêcher.

Le 11 mars 1978, Israël passe la frontière israélo-palestinienne et lance une offensive de grande envergure, l'Opération Litani.

Le 18 mars 1978, le Conseil de Sécurité vote la résolution 425. Elle stipule que soient respectées l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance politique du Liban à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues, bien qu'il n'y ait en tant que tel aucun litige frontalier entre le Liban et Israël. Cette résolution n'amène aucune diminution de la violence palestinienne.

Le 6 juin 1982, Israël engage une nouvelle opération militaire, « Paix en Galilée » à l'instigation du général Ariel Sharon, ministre de la Défense Tsahal arrive jusqu'à Beyrouth, démantèle les infrastructures terroristes et obtient l'expulsion de l'OLP, de ses forces et de ses dirigeants, dont Arafat, vers la Tunisie.

Des négociations sont engagées avec les nouveaux maîtres – chrétiens – du Liban pour arriver à un traité de paix. Celui-ci est conclu mais il n'entrera jamais en vigueur. Le 14 septembre 1982 en effet, le jeune président chrétien à peine élu, Béchir Gemayel, est assassiné et l'ensemble de la construction politique élaborée entre Sharon et la famille Gemayel s'écroule. De fait, à partir de ce moment et jusqu'à aujourd'hui, le Liban se trouve sous occupation syrienne.

Sept ans plus tard, en 1991, dans le cadre de négociations bilatérales engagées à la Conférence de Madrid, plusieurs rencontres ont eu lieu entre les délégations israélienne et libanaise.

Elles suivent le même schéma stérile que celles avec la Syrie, et n'aboutissent pas. Et à partir de 1995 en particulier, les islamistes chiites du Hezbollah prennent au sud Liban le relais des anciens feddayins de l'OLP pour multiplier les attaques contre Israël.

En septembre 1999, Ehud Barak, premier ministre travailliste israélien, assure qu'il tiendra sa promesse électorale et qu'il retirera ses forces armées du Liban, en « garantissant ainsi la sécurité dans le nord d'Israël ». Le 3 mai 2000, le gouvernement israélien prend la décision de redéployer ses forces, unilatéralement.

Le 24 mai 2000, le retrait sans conditions est accompli et le 16 juin 2000, le Conseil de Sécurité confirme que ce retrait est conforme à la résolution 425.

Le Liban a aussi exigé, en vain, le retrait israélien de la zone appelée « Fermes de Cheba ». Or, selon tout les documents et cartes, cette terre appartient à la Syrie et non au Liban. Elle doit donc faire l'objet de négociations avec la seule Syrie et non avec le Liban, quoiqu'il soit sous la botte syrienne, car ce serait entériner cette occupation. L'ONU a confirmé la validité de la position israélienne.