Israël | élections 2026

Israël : les cinq scénarios d’un gouvernement sans majorité

Le président israélien Isaac Herzog a prévenu : « Il faut tout faire pour ne pas retourner à de nouvelles élections. » Cinq scénarios se dessinent.

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« Il faut tout faire pour ne pas retourner à de nouvelles élections », a exhorté Isaac Herzog, le président israélien (Eyal Warshavsky/SOPA Images/LightRocket via Getty Images).
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Après les élections de mardi, « les résultats réels ne permettent à aucun des deux camps de former un gouvernement », relève N12, le site d’information de la chaîne israélienne 12. Isaac Herzog prévient : « Il faut tout faire, certainement après hier, pour ne pas retourner à de nouvelles élections. »

N12 rapporte les cinq scénarios possibles dans la configuration actuelle.

Premier scénario : Netanyahou forme un gouvernement d’union

Benyamin Netanyahou « pourrait tenter d’appeler Eisenkot à former avec lui un gouvernement d’union », avec le Sionisme religieux, Otzma Yehudit et les ultraorthodoxes. Il est probable qu’Eisenkot refuse.

ANALYSE

Le Rubik’s Cube de l’identité israélienne

Les urnes ont mis à nu le nouveau dilemme d’Israël : sionisme et antisionisme. Les lignes se croisent en tous sens.

Une variante, selon le site : un « gouvernement de conscription » réunissant le Likoud, Yashar, Beyahad et le Sionisme religieux, « sans Otzma Yehudit de Ben Gvir, les partis ultraorthodoxes et les Démocrates ». Mais il est également peu probable.

Deuxième scénario : Eisenkot reçoit le mandat

Cette éventualité est possible, « en raison d’un nombre plus élevé de députés recommandant Eisenkot, y compris les partis arabes ». Il proposerait au Likoud de « former un gouvernement large, sans les ultraorthodoxes, sans les Arabes, sans Itamar Ben Gvir ». Le Likoud refuserait très probablement, estime N12.

Troisième scénario : l’option Eisenkot – Bennett – Lapid -Lieberman – Golan

Les partis arabes « devraient ne pas s’opposer à un gouvernement dirigé par Eisenkot, et certains devraient même le soutenir ». Obstacle : Lieberman « a déclaré qu’il ne soutiendrait pas un gouvernement reposant sur les voix des Arabes ou sur leur abstention ». S’il cédait, « un gouvernement minoritaire pourrait être formé ».

Quatrième scénario : s’appuyer sur tenter les candidats « hésitants » des partis de l’autre bloc

« Au vu des résultats réels, ce scénario paraît totalement improbable à ce stade », juge N12.

Cinquième scénario : de nouvelles élections

Le mandat pourrait revenir à la Knesset pour un troisième candidat, qui devrait réunir « les recommandations de 61 députés ». Or « il n’est absolument pas certain qu’un tel candidat existe », souligne l’article. Netanyahou pourrait aussi, « comme il l’avait fait lors de la 21e Knesset », échouer à former un gouvernement puis promouvoir, par l’intermédiaire de la commission d’organisation, une loi de dissolution.

N12 précise qu’« aucune majorité en faveur de la dissolution de la Knesset ne semble se dessiner ».

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