Le rôle de l’Iran au Liban exacerbe les inquiétudes
L’instrumentalisation par l’Iran du dossier libanais et la tentative de Téhéran d’imposer le Liban dans toute négociation avec les Etats-Unis, inquiètent les officiels à Beyrouth. Paradoxalement et naturellement, elles rassurent le Hezbollah.
Le quotidien libanais Annahar regrette que « le Liban se conforme à sa pratique d’attente prolongée d’événements extérieurs qui déterminent son destin ». Le quotidien ironise : « Le Pays du Cèdre a attendu les élections israéliennes, et attend les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, pour voir comment leurs résultats pourront influencer l’évolution de la situation régionale. »
Le journal dénonce aussi la nouvelle instrumentalisation du dossier libanais par Téhéran dans ses négociations avec Washington. Il met en garde contre « le risque d’une confrontation directe entre l’armée libanaise et l’armée israélienne dans le sud du Liban après l’expiration du mandat de la FINUL, à la fin de l’année ». L’inquiétude règne au sein des officiels. Paradoxalement et naturellement, le Hezbollah est rassuré.